Une larme soufflé par le vent, comme un mot sur la plage. je tombais. Pas la force de continuer. Etaient-ces chansons me faisant oublier que j'étais en vie. Avais-je encore besoin de continuer pourquoi ? Il fallait que j'attende encore et toujours. Je me retournais des galets plein les poches, Le visage douloureux, le cerveau plein de souvenirs. Ils n'étaient pas une promesse de futur. Qu'est ce qu'il y aurait demain ?
Je savais que l'on était bien mais était-on assez bien pour aller dans la même direction. Seul un jour prochain pourrait me le dire. J'avais envie d'aller au Kenya et de manger des Kinder Surprise jusqu'à la fin de ma vie. Caresser le pelage vert de Gizmo et rire avec AviviOuagadougou.
J'étais cet insecte que l'on écrase. Ce château de sable, ce mot sur le sable doré. J'avais envie de me balader partout, par-delà mes frontières et les océans. Par-delà les problèmes de coeur, et par-delà mes larmes.
J'allais le coeur lourd, les jambes flageollantes. Je me sentais impuissante, faible et sans interet. Je me sentais meurtrie, blesséé, tuée. j'étais lacérée. N'était-ce pas encore une illusion simplement extrait de mon imagination. Mais je me sentais lasse. Je devais attendre encore que l'on oublie.
J'avais tout ce dont j'avais besoin mais me sentait vide. Mon sourire était-il un simple automatisme. Attendais-je la tristesse de William qui voulait être un homme heureux pour ouvrir mes petits doigts et écrire sur le papier avec mes larmes inexpliquées. J'avais pleuré aujourd'hui mais c'était pour le bonheur de cet après-midi devant mon clavier. A tenter tant bien que mal de donner du sens et de l'émotion. Bonheur d'un instant qui s'effaçait si vite. Envieuse d'un piano " You don understand me ".
J'aimais par dessus tout cette robe colorée. Par dessus ces yeux cachant tant bien que mal cette tristesse refoulée lors d'un échange standard. Mais Qu'on ne dise rien surtout. Quelqu'un m'a dit que tout était possible.
J'attendais encore implorante que l'on me prouve l'amour. Mais combien de temps devrais-je attendre. Si c'était trop long. N'aurais-je pas l'air d'une fleur flétrie par manque de l'eau et de l'amour dont elle avait tant besoin.
J'avais peur de m'éteindre, peur de m'envoler contre ma volonté, peur de tomber si bas qu'aucune main n'arrive jamais à venir me rattraper.